Jules Laforgue
CLAIR DE LUNE
Penser qu'on vivra jamais dans cet astre,
Parfois me flanque un coup dans l'épigastre.
Ah! tout pour toi, Lune, quand tu t'avances
Aux soirs d'août par les féeries du silence!
Et quand tu roules, démâtée, au large
A travers les brisants noirs des nuages!
Oh! monter, perdu, m'étancher à même
Ta vasque de béatifiants baptêmes!
Astre atteint de cécité, fatal phare
Des vols migrateurs des plaintifs Icares!
OEil stérile comme le suicide,
Nous sommes le congrès des las, préside;
Crâne glacé, raille les calvities
De nos incurables bureaucraties;
O pilule des léthargies finales,
Infuse-toi dans nos durs encéphales!
O Diane à la chlamyde très-dorique,
L'Amour cuve, prend ton carquois et pique
Ah! d'un trait inoculant l'être aptère,
Les coeurs de bonne volonté sur terre!
Astre lavé par d'inouïs déluges
Qu'un de tes chastes rayons fébrifuges,
Ce soir, pour inonder mes draps, dévie,
Que je m'y lave les mains de la vie!
月光(上田敏訳)
とてもあの星には住まへないと思ふと、
まるで鳩尾(みづおち)でも、どやされたやうだ。
ああ月は美しいな、あのしんとした中空を
夏八月の良夜(あたらよ)に乗つきつて。
帆柱なんぞはうつちやつて、ふらりふらりと
轉(こ)けてゆく、雲のまつKけの崖下を。
ああ住つてみたいな、無暗に住つてみたいな、
尊いあすこの水盤へ乗つてみたなら嘸よからう。
お月さまは盲だ、險難(けんのん)至極な燈臺だ。
哀れなる哉、イカルスが幾人(いくたり)も來てはおつこちる。
自殺者の眼のやうに、死(あが)つてござるお月樣、
吾等疲勞者大會の議長の席につきたまへ。
冷たい頭腦で遠慮なく散々貶(くさ)して貰ひませう、
とても癒らぬ官僚主義で、つるつる禿げた凡骨を。
これが最後の睡眠劑か、どれひとつその丸藥を
どうか世間の石頭へも頒けて呑ませてやりたいものだ。
どりや袍(うはぎ)を甲斐甲斐しくも、きりりと註Dつたお月さま、
愛の冷きつた世でござる、何卒(どうぞ)箙(えびら)の矢をとつて、
よつぴき引いて、ひようと放ち、この世に住まふ翅無(はねなし)の
人間どもの心中に情の種を植ゑたまへ。
大洪水に洗はれて、さつぱりとしたお月さま、
解熱(げねつ)の効あるその光、今夜ここへもさして來て、
寢臺(ねだい)に一杯漲れよ、さるほどに小生も
この浮世から手を洗ふべく候。
L'HIVER QUI VIENT
Blocus sentimental! Messageries du Levant!...
Oh, tombée de la pluie! Oh! tombée de la nuit,
Oh! le vent!...
La Toussaint, la Noël et la Nouvelle Année,
Oh, dans les bruines, toutes mes cheminées!...
D'usines....
On ne peut plus s'asseoir, tous les bancs sont mouillés;
Crois-moi, c'est bien fini jusqu'à l'année prochaine,
Tant les bancs sont mouillés, tarit les bois sont rouillés,
Et tant les cors ont fait ton ton, ont fait ton taine!...
Ah, nuées accourues des côtes de la Manche,
Vous nous avez gâté notre dernier dimanche.
Il bruine;
Dans la forêt mouillée, les toiles d'araignées
Ploient sous les gouttes d'eau, et c'est leur ruine.
Soleils plénipotentiaires des travaux en blonds Pactoles
Des spectacles agricoles,
Où êtes-vous ensevelis?
Ce soir un soleil fichu gît au haut du coteau
Gît sur le flanc, dans les genêts, sur son manteau,
Un soleil blanc comme un crachat d'estaminet
Sur une litière de jaunes genêts
De jaunes genêts d'automne.
Et les cors lui sonnent!
Qu'il revienne....
Qu'il revienne à lui!
Taïaut! Taïaut! et hallali!
O triste antienne, as-tu fini!...
Et font les fous!...
Et il gît là, comme une glande arrachée dans un cou,
Et il frissonne, sans personnel...
Allons, allons, et hallali!
C'est l'Hiver bien connu qui s'amène;
Oh! les tournants des grandes routes,
Et sans petit Chaperon Rouge qui chemine!...
Oh! leurs ornières des chars de l'autre mois,
Montant en don quichottesques rails
Vers les patrouilles des nuées en déroute
Que le vent malmène vers les transatlantiques bercails!...
Accélérons, accélérons, c'est la saison bien connue, cette fois.
Et le vent, cette nuit, il en a fait de belles!
O dégâts, ô nids, ô modestes jardinets!
Mon coeur et mon sommeil: ô échos des congrées!...
Tous ces rameaux avaient encor leurs feuilles vertes,
Les sous-bois ne sont plus qu'un fumier de feuilles mortes;
Feuilles, folioles, qu'un bon vent vous emporte
Vers les étangs par ribambelles,
Ou pour le feu du garde-chasse,
Ou les sommiers des ambulances
Pour les soldats loin de la France.
C'est la saison, c'est la saison, la rouille envahît les masses,
La rouille ronge en leurs spleens kilométriques
Les fils télégraphiques des grandes routes où nul ne passe.
Les cors, les cors, les cors ― mélancoliques!...
Mélancoliques!...
S'en vont, changeant de ton,
Changeant de ton et de musique,
Ton ton, ton taine, ton ton!..
Les cors, les cors, les cors!...
S'en sont allés au vent du Nord.
Je ne puis quitter ce ton: que d'échos!...
C'est la saison, c'est la saison, adieu vendanges!...
Voici venir les pluies d'une patience d'ange,
Adieu vendanges, et adieu tous les paniers,
Tous les paniers Watteau des bourrées sous les marronniers,
C'est la toux dans les dortoirs du lycée qui rentre,
C'est la tisane sans le foyer,
La phtisie pulmonaire attristant le quartier,
Et toute la misère des grands centres.
Mais, lainages, caoutchoucs, pharmacie, rêve,
Rideaux écartés du haut des balcons des grèves
Devant l'océan de toitures des faubourgs,
Lampes, estampes, thé, petits-fours,
Serez-vous pas mes seules amours!...
(Oh! et puis, est-ce que tu connais, outre les pianos,
Le sobre et vespéral mystère hebdomadaire
Des statistiques sanitaires
Dans les journaux?)
Non, non! C'est la saison et la planète falote!
Que l'autan, que l'autan
Effiloche les savates que le Temps se tricote!
C'est la saison, oh déchirements! c'est la saison!
Tous les ans, tous les ans,
J'essaierai en choeur d'en donner la note.
冬が来る(上田敏訳)
感情の封鎖。近東行の郵船……
ああ雨が降る、日が暮れる、
ああ木枯の聲……
萬聖節、降誕祭、やがて新年、
ああ霧雨の中に、煙突の林……
しかも工場の……
どのベンチも皆濡れてゐて腰を下ろせない。
とても來年にならなければ徒目(だめ)だ。
どのベンチも濡れてゐる。霜枯の森の奧に、
トントン、トンテンと、角笛はもう鳴つて了つた。
ああ、海峽の濱邊から驅けつけた雲のおかげで、
前の日曜もまる潰れだつた。
霧雨が降つてる。
づぶ濡の木立にかけた蜘蛛の網(す)は、
水玉の重みに弛んで毀れて了つた。
豐年祭の頃に、
砂金(しやきん)の波の光を漂はせて、豪勢な景氣だつた日光は、
今どこに隱れてゐる。
けふの夕方は、泣きだしさうな日が、丘の上の
金雀花(えにしだ)の中で外套(まはし)を註Dつたまま、向に臥(ね)てゐる。
薄れた白つぽい日の目は酒場の床に吐散らした痰のやうで、
黄いろい金雀兒(えにしだ)の敷藁と、
黄いろい秋の金雀兒を照してゐる。
角笛が頻に呼んでゐる。
歸れ……
歸れと呼んでゐる。
タイオオ、タイオオ、アラリ。
ああ悲しい、もう已めてくれ……
堪らなく悲しい……
日は丘の上に臥てゐて、頸筋から毟取(むしりと)つた腺のやうだ、
日は慄へてゐる、孤(ひとり)ぽつちで……
さ、さ、アラリ。
熟知(おなじみ)の冬が來たぞ、來たぞ。
ああ、街道の紆曲(まがりくねり)に、
「赤外套(まんと)の兒」も見えない。
ああ此間通つた車の跡が、
ドン・キホオテ流に、途方も無い勇氣を出して、
總崩れになつた雲の斥候隊の方へ上つてゆくと、
風はその雲を大西洋上の埒(らち)へと追ひたてる。
急げ急げ、こんどこそ本當だ。
昨夜(ゆうべ)は、よくも吹いたものだ。
やあ、滅茶苦茶だ、そら、鳥の巣も花壇も、
ああわが心、わが眠り、それ、斧の音が響く。
きのふまでは、まだ葉の枝、
けふは、下生(したばえ)に枯葉の山、
大風に芽も葉も揉まれて、
一團(ひとかたまり)に池へ行く。
或は獵の番舎(ばんや)の火に燒(く)ばり、
或は遠征隊の兵士が寢る
野戰病院用の蒲團に入るだらう。
冬だ、冬だ、霜枯時だ。
霜枯は幾基米突(きろめえとる)に亙る鬱憂を逞しうして、
人つ子ひとり通らない街道の電線を腐蝕してゐる。
角笛が、角笛が――悲しい……
角笛が悲しい……
消えて行く音色の變化、
調と音色の變化、
トントン、トンテン、トントン……
角笛が、角笛が
北風に消えてゆく。
耳につく角笛の音、なんとまあ餘韻の深い音だらう……
冬だ、冬だ。葡萄祭も、さらば、さらば……
天人のやうに辛抱づよく、長雨が降りだした。
さらば、さらば葡萄祭、さらばよ花籠、
橡の葉陰の舞踏の庭のワットオぶりの花籠よ。
今、中學の寄宿舎に咳嗽(せき)の音繁く、
暖爐に火は消えて煎藥が匂ひ、
肺炎が各區に流行して
大キ會のあらゆる不幸一時に襲來する。
さりながら毛織物、護謨(ごむ)、藥種店、物思(ものおもひ)、
場末の町の瓦の海に臨んで、
その岸とも謂(いひ)つべき張出の欄干近い窓掛、
洋燈(ランプ)、版繪(はんゑ)、茶、茶菓子、
樂(たのしみ)は、これきりか知ら、
(ああ、まだある、それから洋琴(ピアノ)のほかに、
毎週一囘、新聞に出る、
あの地味な、薄暗い、不思議な
衞生統計表さ。)
いや、何しろ冬がやつて來た。地球が癡呆(ばか)なのさ。
ああ南風よ、南風よ、
「時」が編みあげたこの古靴を、ぎざぎざにしておくれ、
冬だ、ああ厭な冬が來た。
毎年、毎年、
一一その報告を書いてみようとおもふ。
COMPLAINTE DE CETTE BONNE LUNE
On entend les Etoiles:
Dans l'giron
Du Patron,
On y danse, on y danse,
Dans l'giron
Du Patron,
On y danse tous en rond.
― Là, voyons, mam'zell' la Lune,
Ne gardons pas ainsi rancune;
Entrez en danse, et vous aurez
Un collier de soleils dorés.
― Mon Dieu, c'est à vous bien honnête,
Pour une pauvre Cendrillon;
Mais, me suffit le médaillon
Que m'a donné ma soeur planète.
― Fi! votre Terre est un suppôt
De la Pensée! Entrez en fête;
Pour sûr, vous tournerez la tête
Aux astres les plus comme il faut.
― Merci, merci, je n'ai que ma mie,
Juste que je l'entends gémir!
― Vous vous trompez, c'est le soupir
Des universelles chimies!
― Mauvaises langues, taisez-vous!
Je dois veiller. Tas de traînées,
Allez courir vos guilledous!
― Va donc, rosière enfarinée!
Hé! Notre-Dame des gens soûls,
Des filous et des loups-garous!
Metteuse en rut des vieux matous!
Coucou!
Exeunt les étoiles, Silence et Lune. On entend:
Sous l'plafond
Sans fond,
On y danse, on y danse,
Sous l'plafond
Sans fond,
On y dans tous en rond.
あ月樣のなげきぶし (上田敏訳)
星の聲がする、
膝の上、
天道(てんとう)樣の膝の上、
踊るは、をどるは、
膝の上
天道樣の膝の上、
星の踊のひとをどり。
――もうし、もうし、お月樣、
そんなに、つんとあそばすな。
をどりの組へおはひりな。
金の頸環をまゐらせう。
おや、まあ、いつそ難有(ありがた)い
思召だが、わたしには
お姉樣(あねさま)のくだすつた
これ、このメダルで澤山よ。
――ふふん、地球なんざあ、いけ好ない、
ありやあ、思想の臺ですよ。
それよか、もつと歴(れき)とした
立派な星がたんとある。
――もう、もう、これで澤山よ、
おや、どこやらで聲がする。
――なに、そりや何かのききちがひ。
宇宙の舎密(せいみ)が鳴るのでせう。
――口のわるい人たちだ、
わたしや、よつぴて起きててよ。
お引摺のお轉婆さん、
夜遊にでもいつといで。
――こまつちやくれた尼つちよめ、
へへへのへ、のんだくれ御本尊
掏摸(すり)や狗(いぬ)のお守番、
猫の戀のなかうど、
あばよ、さばよ。
衆星退場。靜寂と月光。遙に聲。
はてしらぬ
空の天井のその下で、
踊るは、をどるは、
はてしらぬ。
空の天井のその下で、
星の踊をひとをどり。
LOCUTION DES PIERROTS
[XII]
Encore un livre; ô nostalgies
Loin de ces très-goujates gens,
Loin des saluts et des argents,
Loin de nos phraséologies!
Encore un de mes pierrots mort;
Mort d'un chronique orphelinisme;
C'était un coeur plein de dandysme
Lunaire, en un drôle de corps.
Les dieux s'en vont; plus que des hures;
Ah! ça devient tous les jours pis;
J'ai fait mon temps, je déguerpis
Vers l'Inclusive Sinécure!
ピエロオの詞 (上田敏訳)
また本か。戀しいな、
氣障(きざ)な奴等の居ないとこ、
錢や辭儀の無いとこや、
無駄の議論の無いとこが。
また一人ピエロオが
慢性孤獨病で死んだ。
見てくれは滑稽(をかし)かつたが、
垢拔のした奴だつた。
~樣は退去(おひけ)になる、猪頭(おかしら)ばかり殘つてる。
ああ天下の事日日に非なりだ。
用もひととほり濟んだから、
どれ、ひとつ「空扶持(むだぶち)」にでもありつかう。
DIALOGUE AVANT LE LEVER DE LA LUNE
― Je veux bien vivre; mais vraiment,
L'idéal est trop élastique!
― C'est l'Idéal, son nom l'implique,
Hors son non-sens, le verbe ment.
― Mais, tout est conteste; les livres
S'accouchent, s'entretuent sans lois!
― Certes! l'Absolu perd ses droits,
Là où le Vrai consiste à vivre.
― Et, si j'amène pavillon
Et repasse au Néant ma charge?
― L'infini, qui souffle du large,
Dit: «pas de bêtises, voyons!»
― Ces chantiers du Possible ululent
A l'inconcevable, pourtant!
― Un degré, comme il un est tant
Entre l'aube et le crépuscule.
― Etre actuel, est-ce, du moins,
Etre adéquat à Quelque Chose?
― Conséquemment, comme la rose
Est nécessaire à ses besoins.
― Façon de dire peu commune
Que Tout est cercles vicieux?
― Vicieux, mais Tout!
― J'aime mieux
Donc m'en aller selon la Lune.
月の出前の對話(上田敏訳)
――そりやあ眞の生活もしてはみたいさ、
だがね、理想といふものは、あまり漠としてゐる。
――そこが理想なんだ、理想の理想たる處だ。
譯が解るくらゐなら、別の名がつく。
――しかし、何事も不確な世の中だ。哲學また哲學、
生れたり、刺違(さしちがつ)たり、まるで筋が立つてゐない。
――さうさ、眞とは生きるのだといふんだもの、
絶對なんざあ、たつPがあるまい。
――ひとつ旗を下して了はうか、えい、
お荷物はすつかり虚無へ渡して了はう。
――空から吹きおろす無邊の風の聲がいふ、
「おい、おい、ばかもいい加減にしなさい」
――もつとも、さうさな、「可能」の工場の汽笛は、
「不可思議」のかたへ向つて唸つてはゐる。
――其間唯一歩だ。なるほど黎明(しののめ)と
曙のあはひのちがひほどである。
――それでは、かうかな、現實とは、少なくとも
「或物」に對してuがあるといふことか。
――そこでかうなる、ねえ、さうぢやないか、
薔薇の花は必要である――其必要に對してと。
――話が少し妙になつて來たね、
すべては循環論法に入つてくる。
――循環はしてゐるが、これが凡てだ。
――何だ、さうか。
なら、いつそ月の方へいつちまはう。
DIMANCHES
HAMLET: Have you a danghter?
POLONIUS: I have, my lord.
HAMLET: Let her not walk i' the sun; conception is a blessing; but not as your daughter may conceive.
Le ciel pleut sans but, sans que rien l'émeuve,
Il pleut, il pleut, bergère! sur le fleuve...
Le fleuve a son repos dominical;
Pas un chaland, en amont, en aval.
Les Vêpres carillonnent sur la ville,
Les berges sont désertes, sans idylles.
Passe un pensionnat (ô pauvres chairs!)
Plusieurs ont déjà leurs manchons d'hiver.
Une qui n'a ni manchon, ni fourrures
Fait, tout en gris, une pauvre figure.
Et la voilà qui s'échappe des rangs,
Et court! ô mon Dieu, qu'est-ce qu'il lui prend?
Et elle va se jeter dans le fleuve.
Pas un batelier, pas un chien Terr' Neuve.
Le crépuscule vient; le petit port
Allume ses feux. (Ah! connu, l' décor!).
La pluie continue à mouiller le fleuve,
Le ciel pleut sans but, sans que rien l'émeuve,
日曜 (上田敏訳)
ハムレット――そちに娘があるか。
ポロニヤス――はい、御座りまする。
ハムレット――あまり外へ出すなよ。腹のあるのは結構だが、そちの娘の腹に何か出來ると大變だからな。
しとしとと、わけもなく、事もなく雨が降る、
雨が降るぞや、川面(かはづら)に、羊の番の小娘よ……
どんたくの休日(やすみ)のけしき川に浮び、
上にも下にも船がない。
夕がたのつとめの鐘が市に鳴る。
人氣の絶えたかしつぷち、薄ら寂しい河岸つぷち。
いづこの塾の女生徒か(おお、いたはしや)
大抵はもう、冬仕度、マフを抱へて有(も)つてるに、
唯ひとり、手の襟巻きマフも無く、
鼠の服でしよんぼりと足を引摺るいぢらしさ。
おやおや、列を離れたぞ、變だな。
それ驅出した、これ、これ、ど、ど、どうしたんだ。
身を投げた、身を投げた。大變、大變。
ああ船が無い、しまつた、救助犬も居ないのか。
日が暮れる、向(むかふ)の揚場に火がついた。
悲しい悲しい火がついた。(尤もよくある書割さ)
じめじめと、川もびつしより濡れるほど、
しとしとと、わけもなく、事もなく、雨が降る。